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 Visite en usine chez Arctic Cat

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Table des matières

Ça fait onze ans (déjà!) que j’écris sur le sujet du monde du quad en général, tant comme essayeur de véhicules hors route ou de chroniqueur sur l’environnement du quad au Québec. Pourtant, je n’ai jamais assisté à un lancement de produit de fabricant. Pas parce que mon rédac-chef pensait que je n’étais pas présentable en public, mais plutôt parce que mes responsabilités professionnelles m’empêchaient de m’absenter pour quelques jours. Ayant changé de travail, cette oppressante réalité s’est estompée. Finalement, un bon matin, le rédac-chef m’appelle et me dit : « Si ça te tente, Arctic Cat nous invite à un lancement de produits au Minnesota. Ça serait le fun que tu vives ça à ton tour! ». Si ça me tente? Ça fait plus de 10 ans que j’attends ça! Je me sens excité comme un gamin qui reçoit son cadeau à Noël!

Visite en usine chez Arctic Cat

Évidemment, la logistique de transport faisant aussi partie de l’aventure, on passe deux jours sur trois dans les aéroports. Il faut alors prévoir les équipements de protection qui seront nécessaires pour la partie d’essai des véhicules : des vêtements chauds et versatiles, car la météo d’entre-saison entre l’automne et l’hiver est incertaine. Il faut aussi penser au matériel technique de prise de photo, d’ordinateur portable, etc.  Bref, une fois le tout choisi, le matériel est confiné dans les valises réglementaires sans problèmes. 

Comme le chemin est long et que c’est ma première, je fais le voyage avec mon bon ami Denis Lavoie d’Infoquad.com qui a gentiment accepté ma compagnie. Ce n’est pas la première fois et, même si on travaille pour des publications différentes, nous nous entendons comme larrons en foire. Il faut aussi penser à l’itinéraire le plus avantageux et Denis, qui a déjà été à Thief River Falls, adopte un itinéraire surprenant : vols intérieurs de Québec jusqu’à Winnipeg où nous louons une voiture pour traverser aux douanes en mode terrestre pour se rendre chez Arctic Cat. C’est un trajet de près de trois heures où nous découvrons un paysage typique des Prairies : plat et avec d’immenses champs bien hersés.

Visite en usine chez Arctic Cat
Station de soudage robotisée pour les châssis

Bien que tout le plan de déplacement soit ficelé au quart de tour, on n’est jamais à l’abri d’imprévus. Par exemple, l’avion de retour nous obligeait d’être à l’aéroport à 6 heures le matin, donc de partir de l’hôtel de Thief Rivers Falls à deux heures et demie afin de se ménager un tampon d’une demi-heure. Les choses allaient bien jusqu’à ce qu’on arrive au poste frontalier canadien de Lancaster où on s’est buté sur une belle barrière jaune avec un panneau Stop lumineux. Le poste frontalier est fermé la nuit! C’est peut-être évident pour les gens de la région, mais quand on est à 2500 km de chez soi, ça prend au dépourvu et ça fait monter la pression d’un coup dans l’habitacle de l’auto! En réflexe moderne, on prend le cellulaire et il n’y a pas de signal. Impossible d’attendre l’ouverture, car l’avion n’attendra pas lui. Denis décide de rebrousser chemin jusqu’à ce qu’on retrouve le signal du cellulaire. Par la suite, on découvre que le poste frontalier de Emerson, situé à 30 minutes de notre position, est ouvert 24 heures par jour. On s’y rue et on est heureux d’arriver à l’aéroport dans les délais, la mésaventure n’ayant grugé que 15 minutes de notre tampon de temps.

Visite en usine chez Arctic Cat
Cadre terminé de Prowler Pro Crew

Exposé technique

Revenons à notre visite chez Arctic Cat. La journée commence avec une séance d’informations techniques où nous sommes réunis autour d’une table dans une salle de réunion. MM Keppler, vice-président aux ventes et Munsell, directeur de la stratégie pour les véhicules hors route, s’adressent aux journalistes spécialisés présents. La marque ayant passé des moments difficiles depuis l’introduction de Textron et il est difficile de comprendre à l’externe les stratégies de la compagnie : abandon de la marque Arctic Cat pour adopter celle de Textron Off Road puis volte-face pour ramener le nom Arctic Cat, introduction d’une foule de modèles récents comme le Havoc, le Stampede qui n’ont pas fait long feu.

MM Keppler et Munsell nous expliquent qu’Arctic Cat a mis le pied à terre en mettant en place un plan d’investissement continu en s’appuyant sur trois éléments solides de la gamme : le Wildcat XX, le Prowler Pro et le nouveau Alterra 600. Les deux premiers ont reçu des améliorations importantes et le troisième est un véhicule entièrement nouveau introduit l’an passé. Arctic Cat a mis sur pied un plan quinquennal de présentation de nouveaux modèles. Parait-il que plusieurs véhicules intéressants sont dans le fourneau, mais évidemment, nous n’avons pas pu avoir de détails à ce sujet excepté que la très haute performance n’est pas dans les cartons pour l’instant. Pour se faire, Arctic Cat a embauché huit nouveaux ingénieurs mécaniques spécialisés en véhicules hors route et instauré un programme d’essai étoffé pour les nouveaux produits et la sélection de composantes. 

Arctic Cat est aussi consciente de l’importance de renforcer ses canaux de communication avec la clientèle par le biais d’un réseau de concessionnaires solide et efficace. Ces derniers seront soutenus par de la formation, de l’aide au niveau du marketing, d’une gestion du réseau de concessionnaires sur un mode plus consultatif et logiquement par l’expansion dudit réseau. À cet effet, Arctic Cat sera très sélectif sur la qualité des nouveaux concessionnaires et préfère ne pas en avoir que d’en avoir un mauvais. Le ton du discours était posé et on sentait que MM Munsell et Keppler n’étaient pas dans l’improvisation. C’est agréable de revoir le chat sortir ses griffes!

Visite en usine chez Arctic Cat
Quelques Prowler Pro préparés pour l’expédition

Visite d’usine

Nous avons pu visiter l’usine de Thief River Falls où sont assemblés tous les quads et motoneiges de la marque Arctic Cat, à l’exception des Kymco rebadgés (Alterra 300, Alterra 450 et Alterra 90). Les moteurs sont assemblés dans une autre usine Arctic Cat à St-Clouds et sont apportés ici pour être assemblés dans les véhicules. Arctic Cat emploie environ 900 personnes dont 600 travaillent sur les chaines de montage. Le fabricant, comme tout le monde en Amérique du Nord, compose avec la pénurie de personnel. Quand on sait que Thief River Falls est une municipalité d’environ 9300 habitants, on peut comprendre que le bassin de main d’œuvre disponible est plutôt limité. Il n’y a donc qu’un quart de travail sauf au département de peinture où il doit y en avoir deux pour pouvoir maintenir le rythme de la chaine globale de montage.

Visite en usine chez Arctic Cat
Un Prowler Pro passe l’épreuve du dynamomètre

Afin de pallier le manque de main d’œuvre et aussi d’augmenter le niveau de qualité, Arctic Cat mise sur l’automatisation de plusieurs pans du montage des véhicules. Par exemple, la fabrication des châssis est entièrement robotisée, assurant du coup un contrôle de la qualité des soudures et de la rectitude de l’assemblage des membrures du cadre. La chaine de montage est aménagée de façon à faciliter la vie des ouvriers sur la chaine de montage qui travaillent sur des postes dédiés : convoyeurs qui transportent des pièces en lot pour une séquence de montage précise, chariots qui suivent une trace magnétique peinte au sol, qui se déplace de poste en poste en ajustant optimalement la hauteur du véhicule qui est assemblé pour aider les employés.

Avant d’être expédiés, tous les véhicules qui sortent d’usine subissent un test sur dynamomètre afin de vérifier le bon rendement du groupe propulseur du véhicule. Toutes les composantes sont vérifiées : rapports de transmission, différentiels blocables ou débrayables, éclairage et phares. Si une défectuosité est constatée, le véhicule est retourné en usine pour révision.

Visite en usine chez Arctic Cat
Voici 4 motoneiges historiques d’Artic Cat:
  • La 100 000e motoneige produite, une Prowler 1990
  • Une Panther 1992 qui a traversé l’Amérique, de Halifax à Anchorage
  • 1 000 000 motoneiges produites, une EXT 1994
  • Une Cougar 1986 qui a fait le trajet aller-retour du Minnesota jusqu’en Alaska pour une œuvre caritative

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Pierre Allard

Pierre Allard

Chroniqueur

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