Kimpex

Quand on fait du quad depuis quelques années, certains noms reviennent souvent. Kimpex en fait partie. On connaît surtout l’entreprise pour ses pièces et ses accessoires, mais son histoire remonte à 1967. À ses débuts, Kimpex se concentrait principalement sur les pièces de motoneige. Avec le temps, l’entreprise a élargi ses activités.
Aujourd’hui, son catalogue est beaucoup plus vaste. Pneus, pièces, accessoires, équipements et produits d’entretien : il y a de tout. Les produits sont destinés aux VTT, aux véhicules côte à côte, aux motoneiges, aux motos et à différents véhicules récréatifs.
Pour un quadiste, l’offre couvre plusieurs besoins : remplacer une pièce usée, ajouter un accessoire ou équiper le véhicule avant une randonnée. Bref, Kimpex fait maintenant partie des entreprises bien établies dans le monde des sports motorisés.
Kimpex possède également ses propres marques. J’ai eu l’occasion d’essayer les pneus Kimpex Trail Soldier. Je les ai testés sur environ 4 500 km, au cours de trois saisons : le printemps, l’été et l’automne.
Détails techniques
Le Trail Soldier est un pneu directionnel de construction radiale à six plis. Sur le terrain, on remarque rapidement ses crampons à profil bas de 16 mm, conçus pour offrir une bonne polyvalence. Le pneu est offert en quatre dimensions : 26 x 9 et 26 x 11, pour des roues de 12 ou 14 pouces. J’ai d’ailleurs vérifié la hauteur des crampons avec une jauge, et la mesure confirme bien les 16 mm annoncés, aussi bien à l’avant qu’à l’arrière.

Une première impression assez directe
Une fois les pneus posés sur le quad et dès que j’ai commencé à rouler, j’ai rapidement constaté que le Trail Soldier mise davantage sur sa solidité que sur le confort.
Le pneu est ferme, sa gomme est dure et il transmet davantage les imperfections du terrain. Les vibrations sont aussi plus présentes, surtout lorsqu’on roule sur un chemin dur ou une surface qui offre peu d’absorption. Ce n’est pas désagréable, simplement différent. Mon observation est que le pneu préfère encaisser le terrain plutôt que filtrer les imperfections pour le conducteur. Par conséquent, cette rigidité donne une impression de robustesse. Il suffit de toucher la gomme pour s’en rendre compte : elle offre peu de souplesse et semble davantage conçue pour résister que pour procurer une conduite moelleuse.

Mais il y a deux avantages : l’usure est lente et le pneu s’écrase moins dans les virages serrés. Après plusieurs sorties, je n’ai pas eu l’impression que les kilomètres avaient causé une usure importante du pneu.
Autre point fort : la résistance aux crevaisons. Aucun pneu n’est à l’épreuve de tout. Une roche coupante ou un objet métallique peut toujours avoir raison du pneu. Sa construction et la dureté de sa gomme lui confèrent une impression de solidité. Sur les sections plus sujettes aux crevaisons, comme les fameuses « roches galettes », les pneus ont montré une belle résistance.

Sur les surfaces sablonneuses, telles que les plages, les pneus sont particulièrement efficaces. Ils ne cherchent pas à creuser. Afin de maximiser la traction sur ce type de surface, il faut réduire légèrement la pression d’air des pneus, mais cette méthode s’applique à tous les pneus.


Surfaces humides
C’est lorsque le terrain devient mouillé que j’ai commencé à voir les limites du Trail Soldier, sans doute à cause de la dureté de la gomme. Sur une surface humide, le pneu devient plus glissant. Il faut donc être un peu plus délicat avec l’accélérateur, particulièrement dans un virage ou lors d’une montée offrant peu d’adhérence.

Sur la glaise, l’adhérence est un peu plus faible et le pneu peut facilement décrocher lorsqu’on sollicite le quad. Il faut adapter sa conduite et ne pas s’attendre au même mordant que sur un sol sec.
Des questions au sujet de l’hiver
Je n’ai pas eu l’occasion de tester le Trail Soldier en hiver. Par contre, je me demande si le matériau risque de se durcir encore plus à basse température, ce qui pourrait réduire la traction. Ce point reste à surveiller.
J’ai toutefois pu essayer les pneus sur quelques plaques de neige dans les sentiers au printemps. Ils ont offert de bonnes performances. La traction était bonne et je n’ai pas eu l’impression de glisser. La différence, ici, tient au fait que la température extérieure était plus élevée; la gomme conservait ainsi une certaine souplesse. De plus, la neige était durcie et ressemblait davantage à un mélange de glace et de neige.

Anneau de verrouillage
Sur certains modèles de quads, les roues sont équipées d’un anneau de verrouillage. Le pneu ne semble pas être parfaitement adapté à ce type de roue. En effet, l’air fuit légèrement par l’anneau de verrouillage malgré le respect des bonnes pratiques d’installation, y compris l’utilisation d’une clé dynamométrique. Dans mon cas, l’air fuyait des quatre roues, certaines présentant des fuites plus importantes que d’autres. Après avoir pris des mesures au vernier, j’ai constaté qu’en moyenne, l’épaisseur de la lèvre du pneu est inférieure d’environ 2,5 mm à celle des pneus d’origine. Est-ce ce qui cause le problème, combiné à la dureté du matériau ? Je ne connais pas la réponse définitive.

Conclusion
Après les avoir mis à l’épreuve sur plusieurs types de terrain, je retiens surtout leur solidité et leur durabilité. Ces pneus constituent un choix intéressant pour le travail et les courtes randonnées, où ces qualités sont souvent recherchées. Par ailleurs, portez une attention particulière si vos roues sont équipées d’un anneau de verrouillage.
Côté usure, après environ 4 500 km, les crampons ont perdu en moyenne 3 mm de hauteur, passant de 16 mm à 13 mm, ce qui est très bon.




