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Retour Sur Le Dossier Des Motos Hors Route

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Table des matières

Il y a trois ans, nous nous étions penchés sur le dossier de l’acceptation des motos hors route dans les sentiers de quad fédérés et des appréhensions des clubs de voir ces nouveaux venus venir sillonner leurs sentiers. Les amateurs de moto double usage frappent à la porte depuis des années et la situation change peu… en apparence. L’eau a coulé sous les ponts depuis cet article et il serait intéressant de voir comment la cohabitation, où elle a eu lieu, s’est faite entre les quads et les motos, ainsi qu’avec la population en général.

Où sont acceptées les motos en 2016?

Alors que les motos hors route étaient acceptées dans les sentiers d’une trentaine de clubs quad en 2013, on compte maintenant quarante-deux clubs qui les acceptent en 2016. La FQMHR, sur son site internet, affirme qu’il y a 10 000 km de sentiers accessibles aux motos hors route au Québec. En consultant la localisation des sentiers sur la carte, nous pouvons constater qu’ils occupent le haut de la carte du Québec, de l’Abitibi jusqu’à la Côte-Nord en passant par la majorité du Saguenay-Lac-Saint-Jean. On peut y rajouter une bonne partie de la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine. Ce qui frappe en regardant la carte, c’est que les motos enduro sont couramment acceptées dans les régions situées en terres publiques, mais dès qu’on approche des grandes agglomérations et des zones urbanisées, elles en sont absentes. On observe cependant des percées dans le Bas-St-Laurent, plus précisément à Rimouski et dans Bellechasse dans le coin de St-Pamphile.

Cependant, le club quad Bas-St-Laurent dont le territoire couvre la région de la MRC de Rimouski-Neigette (et non pas le Bas-St-Laurent comme son nom le laisse croire) a décidé en 2013 de s’affilier à la Fédération québécoise des motos hors route (FQMHR) afin d’accepter les motos sur son territoire. Pourtant, ce club exploite beaucoup de droits de passage sur des terres privées.

La couverture des sentiers ouverts aux motos hors route au Québec (Source : QuadgenPC)

Le pari du Club quad BSL

Le président de l’époque était convaincu que l’acceptation des motos hors route pouvait se faire sans heurts et en harmonie avec le milieu. Pour lui, la perception de la présence des motos dans les sentiers ne posait pas problème, car les motos illégales indésirables (les motocross hurlantes) étaient là il y a dix ans et elles seront toujours là, peu importe si le club s’affilie à la FQMHR ou pas. Comment s’est déroulée la consultation des propriétaires terriens? Assez succincte. Il y a eu convocation dans le journal local à une réunion d’information adressée aux propriétaires sur le projet d’accepter les motos hors routes. Comme personne ne s’est présenté à la réunion, le conseil d’administration club a interprété ce manque d’intérêt comme un consentement et a procédé à l’acceptation des motos hors route dans ses sentiers, malgré les risques de rebondissement que cela comportait.

Trois ans après, le nouveau président du club, Ronald Lepage, constate que tout s’est déroulé comme anticipé à l’époque. « Depuis l’introduction des motos dans les sentiers, aucun droit de passage n’a été perdu ni mis en danger », affirme M. Lepage. « Il n’y a pas eu d’incident rapporté non plus entre des quads et des motos. Pour nous, l’acceptation des motos est positive ». Pour ceux qui se demandent combien de motos utilisent les sentiers, environs 60 ont pris leur carte de droit d’accès, ce qui représente 10% du nombre de membres du club quad. Cependant, M Lepage, en bon joueur, avoue que plusieurs viennent du territoire des clubs quad avoisinants qui les refusent. Si un jour ils venaient à les accepter, les usagers se répartiront géographiquement dans leur secteur respectif et son nombre de membres va conséquemment diminuer.

L’expérience d’une demi-décennie de cohabitation entre les motos double-usage et les quads est concluante et démontre que l’harmonie règne la plupart du temps dans les sentiers. Les rares exceptions concernent des motocross (ou les quads) qui ont un comportement déplacé qui importune la population en général. Évidemment, cela nuit à la communauté des véhicules hors route et peut détruire en peu de temps des années d’effort de développement.

Les appréhensions des clubs qui résistent

Considérant le succès de la cohabitation un peu partout au Québec avec les mots, qu’est-ce qui retient encore les soixante-dix-neuf clubs quads restant de franchir le pas d’acceptation des motos hors route ? Nous avons consulté à ce sujet André Blouin qui est président du club quad de la Matapédia et dont le nom est des plus crédibles dans l’univers du quad. « La perception des motos est mauvaise par les propriétaires », dit-il.  «  En 2013, un rapide sondage parmi une dizaine de nos propriétaires les plus ouverts nous a démontré un refus catégorique de 80%. » Selon lui, la situation perdure même aujourd’hui. « Encore dernièrement, des propriétaires de lot nous ont dit que si on voulait faire passer des motos, de prendre nos petits et de quitter les lieux. Alors on reste très prudent dans ce dossier-là ». Si la situation n’a pas vraiment évolué depuis 2013 quant à l’acceptation de la présence des motos par les propriétaires sur leur terrain, en est-il de même pour les exploitants de sentiers ? « Non. On est conscient que ça marche bien avec les motos dans d’autres régions, mais les sentiers sont sur les terres publiques. On a d’ailleurs aidé aux motos à passer dans le coin, mais leurs sentiers restent loin sur les terres de la couronne » explique M Blouin. « En fait, la vitesse de l’évolution du dossier des motos est limitée par l’acceptation des propriétaires de lots, pas celle des clubs qui résistent aux motos. »

Un début de solution?

Les chemins forestiers et sentiers sur terres publiques sont accessibles sans problèmes aux motos hors routes. Celles-ci, à tout le moins les doubles usages, peuvent emprunter le réseau de chemins publics pour entrer dans les villages pour y quérir ravitaillement et hébergement. Il y a donc possibilité pour des randonneurs de parcourir de grandes distances dans les bois et revenir dans la civilisation par les routes pavées en toute légalité. Une lueur d’espoir? Oui, à condition que les enduros (motos interdites sur les routes) respectent les portions de sentier fédéré fermées aux motos et que les motocross bruyantes n’envahissent pas le paysage.

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Pierre Allard

Pierre Allard

Chroniqueur

Une réponse

  1. En fait, il faudrait tout simplement interdire les deux temps, qui font un bruit de dingue. Je comprends pourquoi un propriétaire terrien ne veut rien savoir des motos à certains endroits.
    Les motos hors routes 4 temps, tant qu’elles ne sont pas trafiquées, sont parfaitement acceptables sur le plan sonore.
    Peu-être faudrait-il instaurer un systême d’inspection du niveau de décibels et s’entendre sur un chiffre qui aurait de l’allure, aussi bien pour les quads que les MHRs,

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