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Rétrospective: Les Quads Marquants Des 20 Dernières Années

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Table des matières

Au fil des 20 dernières années, les fabricants de quads ont présenté des modèles qui ont placé un jalon marquant dans l’univers des quads. C’est-à-dire qu’à défaut d’avoir été très dominants, ils ont apporté un élément important qui a contribué à façonner l’univers du quad tel que nous le connaissons aujourd’hui, si ce n’est pas carrément à créer son propre créneau de marché. Voici donc les quads qui ont laissé leur marque :

(Note : l’ordre des VTT dans le texte n’est pas représentatif d’un classement par ordonnancement d’importance.)

Can Am Renegade:

Le Renegade n’a pas inventé la catégorie des hybrides sport 4×4 détenue à l’origine par le vieux Polaris Scrambler 500 et l’increvable Yamaha Wolverine 350. Introduit il y a près de dix ans en 2007, le Gade n’a pas pris une ride depuis. Il est toujours autant d’actualité et désirable qu’à son premier jour. Armé à ses débuts de moteurs V Twin de 500 cc et surtout du bouillant 800cc, le Renegade a redéfini complètement la catégorie en portant le plaisir de piloter à un autre niveau, tant au niveau de la puissance de la précision de pilotage. Évidemment, cette propension s’est accrue avec le moteur de 1000cc qui s’est greffé à la famille au fil des années.

Les Yamaha 4×4 sport sont disparus du décor, mais Polaris a tardivement présenté la refonte de son Scrambler en les munissant des moteurs 850 et 1000cc. Ces derniers font maintenant une chaude lutte au Renegade.

Suzuki Vinson 500

Le Suzuki Vinson 500 est apparu sur le marché en 2002, il y a déjà 15 ans. Le Vinson présentait une approche de design inédite qui donnait un confort et un plaisir de conduite rarement égalé alors pour un 4×4. Offert avec une transmission semi-automatique ou automatique CVT, le moteur monocylindre de 500cc (qui était une grosse cylindrée à l’époque) était un des plus performants du plateau. Le design de la carrosserie était aussi très avant-gardiste : larges ailes et marchepieds qui protégeaient à merveille le pilote, la large selle en T qui assurait un confort pour les grandes journées de randonnée, les phares placés par-dessus les ailes, le puissant troisième phare placé sur la nacelle du guidon, les jantes d’aluminium de série, le petit réceptacle étanche sur l’aile droite… Le Suzuki Vinson 500 était un incontournable en valeur et qualité de véhicule au point de forcer la concurrence à retourner à la table à dessin pour mettre leur produit à niveau.

Surfant sur la vague de popularité du Vinson, Suzuki a présenté en 2005 le King Quad 700 (qui a vu sa cylindrée portée à 750cc) qui jouit encore d’une excellente réputation. Il est toujours le porte-étendard de la marque, 12 ans après son introduction.

Bombardier DS650

Introduit en 2000, le DS650 est un représentant de cette race de quad sport lourd à moteur 4 temps qui faisait afficher un large sourire à son pilote grâce à la puissance et au couple abondant déployé peu importe le régime du moteur qui se combinaient à la tenue de sentier stable et précise. Le DS 650, notamment dans sa livrée Baja X, a laissé un souvenir impérissable dans le cœur de ses propriétaires.

Ce gros sport a été rejoint par le Yamaha Raptor 660 en 2001 (puis 700) et le Kawasaki KFX700 en 2002 qui offrait le seul bicylindre couplé avec une CVT. Arrivé tardivement en 2008, le Honda TRX-700XX se distinguait par sa suspension indépendante arrière. Malheureusement, le déclin du créneau était déjà amorcé et il ne reste plus en 2017 que le Yamaha Raptor 700 sur le marché.

Can Am Outlander

Toute la gamme d’Outlander de Can Am a grandement façonné la réalité des quads 4×4 d’aujourd’hui. Alors que la compagnie peinait avec ses Traxter utilitaires et son Quest un peu moins radical, Bombardier (comme Can Am s’appelait à l’époque) présente en 2004 le Outlander 400.

La première génération se voulait avant-gardiste, allant un peu dans la direction ouverte par le Vinson. Son moteur modeste de 400cc surclassait ceux de la même cylindrée et tutoyait plusieurs 500cc. Cependant, le nouveau venu comportait aussi moult défauts de jeunesse que le fabricant s’est empressé de rectifier dans les années suivantes. Le Outlander a vraiment pris son envol avec vague de moteurs bicylindres en 2006, et s’est vu greffer toutes les améliorations techniques au fil des années pour devenir le modèle dominant que l’on connaît aujourd’hui.

Can Am fait feu de tout bois avec son Outlander et le propose à toutes les sauces : monoplace ou biplace, en plusieurs niveaux de finition et avec une panoplie de moteurs allant de 400cc à 1000cc. Il peut se présenter spécialisé pour évoluer dans la boue ou pour le travail avec le 6×6 à benne, l’Outlander est un incontournable du paysage quad.

Honda Foreman

Le Honda Foreman a été introduit en 1986, il y a une éternité. C’était le premier quad muni de quatre roues motrices et d’un rutilant moteur de 350cc à quatre temps. Sérieusement, c’était de la grosse cylindrée à l’époque. En 1988, la cylindrée a été réduite à 300cc et le Foreman 300 est devenu le quad le plus vendu de tous les temps, et probablement aussi le meilleur jamais mis sur le marché.

Le moteur gonflant par la suite à 350cc, il est devenu l’archétype du quad increvable orienté pour le travail, comme le démontre un bon nombre de témoignages sur le NET de Honda ayant dépassé les 40 000 km.

Honda reste envers et contre tous fidèle à sa philosophie de construction d’un quad : moteur longitudinal, transmission à rapports mécaniques (pas de CVT chez Honda), suspension rigide (jusqu’à récemment) qui a été portée jusqu’à un haut niveau de raffinement avec le Canadian Trail Edition. Plus que tous, c’est le Honda Foreman qui a montré la voie.

Yamaha Banshee 350

Durant les années 80, la guerre des 250 cc deux temps faisait rage. Au lieu de batailler avec les autres manufacturiers avec un moteur 250cc de son cru, Yamaha prit l’heureuse décision d’introduire dans le cadre d’un quad le moteur bicylindre de 350 cc à deux temps qui roulait déjà sur les routes dans la performante Yamaha RZ350.

Le Banshee a été conçu pour aller faire la loi dans les dunes de sable comme celles de Glamis. Disons que le département de design ne l’a pas gratifié d’une carrosserie bien flatteuse. Laideron avec son radiateur en exergue plaqué à la verticale devant la colonne de direction, affublé de deux petits phares sur des ailes minimalistes, le véhicule ne payait pas de mine. Il fallait le voir se mettre en action pour comprendre sa raison d’être. Dans les mains d’un pilote qui sait en tirer le potentiel, il survole le terrain dans le hurlement de son moulin rageur et tient tête même au Suzuki LT500R surnommé Quadzilla. Ce dernier se montrait violent dans le déploiement de la puissance de son moteur et n’était pas à laisser entre toutes les mains. De plus, la fiabilité de son moteur était vraiment névralgique.

Le caractère unique du Banshee et sa fiabilité meilleure que tous les autres deux temps en a fait une icône auprès des adeptes et lui a assuré une longévité de près de deux décennies.

Honda TRX400ex

Le Honda TRX400EX est un modèle sport qui a été introduit en 1999 et qui a changé les règles en profondeur dans la catégorie en introduisant un moteur à 4 temps dans le cadre d’un racer. Moins performant que les 450R et d’une puissance équivalente au petit 250R à deux temps qui faisaient la loi alors, le nouveau 400 offrait le gain majeur : une bande de régime beaucoup plus efficace à bas et haut régime. Combiné au nouveau cadre et à la géométrie des suspensions plus élaborées que le vieillissant 250R, le nouveau quad était beaucoup moins pointu et davantage à la portée de monsieur tout le monde. De plus, la fiabilité de ce moteur quatre temps a comblé plus d’un propriétaire au fil des années. Peu de gens se souviennent qu’un Honda TRX400EX pratiquement stock s’est présenté en 1999 à la légendaire course Baja1000 et l’a gagnée, finissant bien en avant des 250cc deux temps inscrits dans la classe 25. Il va sans dire que cela a ouvert les yeux du monde sur l’utilisation des quatre temps dans un racer.

Le Honda 400EX a donc ouvert la voie au quad sport avec moteurs quatre temps tel que le trio de quads sport de 400cc LTZ400/KFX400/DVX400 (clones du sport Suzuki commercialisé par Kawasaki et Arctic Cat), du Yamaha Raptor 350, etc.

Yamaha Grizzly 700

Le Yamaha Grizzly a été vu dans les bois pour la première fois en 1998, équipé d’un rutilant moteur de 600cc et d’une transmission CVT révolutionnaire appelée Ultramatic. Cette dernière offrait un frein moteur efficace, ce qui était nouveau avec ce type de transmission. Le Grizzly a littéralement créé la catégorie des grosses cylindrées.

La première génération était bien pourvue en fait de motorisation, mais ses suspensions limitées le désavantageaient grandement face au Suzuki Quadrunner500 et aux Polaris qui avaient déjà leurs suspensions indépendantes. La deuxième génération entièrement refondue arriva en 2002 : nouveau moteur de 660cc muni de 5 soupapes, nouveau cadre et carrosserie au look agressif, suspension indépendante à double bras triangulés aux quatre coins, différentiel avant blocable électriquement, instrumentation électronique. Il s’agissait d’un réel porte-étendard d’une compagnie qui avait de grandes aspirations. Le modèle, qui a été un franc succès mondialement, a reçu sa dernière mise à jour importante en 2007 : la révision de sa cylindrée à 700cc, l’injection électronique et la disponibilité d’une servodirection en ont été les éléments importants.

Le Yamaha Grizzly est un autre quad au design dominant qui a façonné ce que sont les gros cruisers d’aujourd‘hui.

Polaris Sportsman

Le modèle Sportsman de Polaris a été introduit en 1996, il y a plus de 20 ans, alors que les problématiques XPlorer (et raillés) à moteur deux-temps couraient les bois. À cette époque, les ingénieurs de Polaris ont fait table rase et ont conçu une nouvelle lignée de machines avec un cahier de charge innovateur et bien fourni pour l’époque. Le nouveau véhicule aura une suspension à long débattement à l’avant et pourquoi pas, une suspension indépendante à l’arrière. Les rouages d’entraînement feront place aux arbres de transmission, cardan et même une transmission automatique. Un moteur quatre temps et des marchepieds pleine largeur complètent le tableau.

Au fil des années, le Sportsman a reçu une foule d’innovations, que ce soit du point de vue de perfectionnement technique ou d’utilisation de la carrosserie. Côté technique, on peut penser à la première suspension indépendante arrière sur un quad utilitaire, à la première transmission automatique, au premier système quatre roues motrices à la demande (On-demand AWD) et au différentiel avant verrouillé, au premier système d’injection électronique et à l’introduction innovatrice d’un moteur deux cylindres (match nul avec Kawasaki qui a introduit son V-Twin 650 la même année).

En plus, au fil des mises à jour esthétiques dont a bénéficié le Sportsman, celui-ci a élargi sa gamme d’applications pour introduire un VTT 2 places attendu par les quadistes, un véhicule de travail avec benne (le X2) et même un cheval de trait à 6 roues motrices, et dernièrement, le Sportsman Highlifter spécialisé pour la boue a fait son apparition. Le Sportsman a même fait son service militaire dans l’armée américaine et finlandaise avec une version répondant aux exigeantes spécifications militaires.

Il est indéniable que les importantes innovations introduites par cette dynastie ont modelé le paysage actuel des VTT.

Mentions honorables:

Kawasaki KVF 650

Le KVF 650 est le premier VTT à offrir un moteur V-Twin. Il est toujours le seul japonais à offrir ce type de motorisation. Le V-Twin de Kawasaki est une pièce d’ingénierie exempte de vibration qui a toute la souplesse pour être conduit doucement ou encore pour répondre avec puissance autoritaire aux commandes du pouce du pilote. Ce moteur a fait son apparition chez Arctic Cat entre 2004 et 2006 et est à notre avis le moteur le plus intéressant à avoir motorisé un Gros Chat.

Arctic Cat TRV 700 Cruiser

L’Arctic Cat 700 TRV Cruiser ne cassait rien dans l’innovation. Il s’agit qu’un quad honnête qui répondra toujours aux besoins d’un quadiste. Arctic Cat a eu l’excellente idée de l’offrir en équipement d’origine avec tout l’équipement qu’un quadiste achètera en surplus : pare-brise, treuil, jante d’acier, coffre arrière, poignées chauffantes pour les deux passagers. Le Cruiser a forcé Can Am et Polaris à offrir eux aussi une version équipée à leur clientèle.

Dommage qu’Arctic Cat n’ait pas reconduit la version Cruiser avec l’Alterra.

En brossant le tableau de l’évolution de quad, on se rend compte qu’il y a eu une effervescence au début des années 2000 qui s’est ralenti vers 2006 pour se briser net avec la crise de 2008. Par la suite, lors de la maigre reprise économique, les manufacturiers ont concentré leurs ressources vers les autoquads, qui présentaient un nouveau marché prometteur. On constate tristement que le marché des motoquads est en contraction et les constructeurs rationalisent les gammes en retranchant des modèles. Espérons que de nouvelles idées germeront chez les constructeurs pour relancer l’intérêt des amateurs. Des idées? L’amélioration de la consommation d’essence ou du contrôle du bruit pourrait être une piste de réflexion, juste pour améliorer l’acceptabilité sociale du sport.

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Pierre Allard

Pierre Allard

Chroniqueur

2 réponses

  1. «Des idées? L’amélioration de la consommation d’essence ou du contrôle du bruit pourrait être une piste de réflexion, juste pour améliorer l’acceptabilité sociale du sport.» Très pertinent M. Allard. C’est leurs 2 pires défauts effectivement. Et le corriger ce serait certainement un grand progrès.Mais le défi est énorme puisque le bruit est d’abord produit pas les pneus et le courrois, du moins pour les quads de randonnée.

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