– PUBLICITÉ –

Soichiro Honda– Profil d’un bâtisseur

Soichiro Honda– Profil d’un bâtisseur

– PUBLICITÉ –

Table des matières

Des bâtisseurs, il y en a au Québec, au Canada, mais aussi à l’étranger. Au commencement de la planète quad, il faut des véhicules. Et Soichiro Honda a été un précurseur. Il faut se rappeler qu’avant les quatre roues, il y a eu les trois roues, et le japonais d’Hamamatsu a été le premier grand de l’industrie à proposer un engin de ce type.

L’homme est également intéressant à découvrir. En voyant l’image très corporative d’Honda, on pourrait croire que son créateur était un homme très intégré dans la société, mais il n’en était rien. Il avait une vision très personnelle et il ne suivait pas obligatoirement la hiérarchie ni les autorités en place.

Soichiro Honda est né en 1906 à Hamamatsu au Japon. Son père était forgeron et sa mère tisserande. Elle avait même fabriqué son métier à tisser pour réaliser des motifs spéciaux. Des métiers créatifs qui ont pu avoir une incidence sur la suite de sa carrière. Papa réparait des vélos qu’il achetait brisés. Le petit Soichiro aidait son père dès son plus jeune âge et il prenait goût à rendre vie à des bicyclettes, n’hésitant pas à manier la forge ou à trouver des solutions pour adapter des pièces. Son intelligence était en éveil pour des cas pratiques, pour tout ce qui touchait la mécanique.

Depuis la vue d’un moteur pendant son enfance, il éprouvait une fascination pour ces blocs d’acier composés de multiples pièces qui parvenaient à se mettre en mouvement toutes ensemble.

 Mais l’école traditionnelle l’intéressait moins et ses résultats académiques se limitèrent à un diplôme d’école élémentaire. Très vite, il est devenu apprenti mécanicien automobile pour Arto Shokai à Tokyo.

Les fins de semaine, il était mécanicien de course pour l’écurie Arto, et il découvrait cet univers exaltant.

En 1928, il retournait à Hamamatsu avec ses cartes de mécaniciens et il créait une succursale Arto Shokai. Mais ce n’était pas suffisant. Il voulait créer des pièces de voiture. Il fondait même la société Tohai Seiki pour fabriquer des pistons, dont certains étaient destinés à Toyota. Ce fut un échec. Il passait toutes ses économies dans l’entreprise, mais la plupart des pistons n’étaient pas conformes aux standards de qualité de Toyota.

À ce moment de sa vie, Soichiro était un jeune homme sans grand diplôme, au bord de la faillite, et dont le plan d’affaires avait échoué.

Mais le jeune Honda n’a pas baissé les bras. Il a su reconnaitre qu’il n’avait pas les bases de connaissances nécessaires pour la fonderie. Son regard sur l’éducation changeait. Il retournait à l’école technique et il concevait une nouvelle technique de refroidissement de moteur de compétition. Son moteur possédait une avance technologique indéniable et il voulait le prouver en participant aux courses. 

En 1936, il percutait à 120 km/h une voiture à l’arrêt sur un circuit. La terrible collision lui fracturait le bras et l’épaule, et son visage était touché, le laissant pendant 3 mois à l’hôpital.

Il continuait la fabrication de pistons sur des bases saines, mais il voulait faire plus que des pièces détachées. 

Il couplait ses deux passions d’enfance et en 1940, il créait un petit moteur pouvant être accouplé à un vélo. Le concept en ce début de guerre du Pacifique séduisait la population appauvrie qui avait besoin de moyens de locomotion économiques.

Il fournissait à Toyota 40% de ses besoins en pistons et fabriquait aussi pour des entreprises de construction aéronautique et navale. 

En 1945, Hamamatsu était bombardé par les Américains et l’usine était durement touchée. C’était un coup dur pour Soichiro qui s’interrogeait sur l’avenir du pays. Il décidait de ne pas reconstruire. Il vendait l’usine « telle que vue » à Toyota. 

Honda annonçait qu’il prenait un an sabbatique. Il achetait un grand réservoir d’alcool pour élaborer lui-même son whisky, qu’il partageait avec ses amis. Il passait certainement cette année à « refaire le monde », mais il ne savait pas quel destin l’attendait.

La tête remplie d’idées, il fondait en 1948 la Honda Motor Company. La première petite moto à moteur 2 temps s’est appelée la Dream D. Puis, un moteur quatre temps est arrivé en 1951. Le «Super Cub » arrivait en1958 aux États-Unis.

En 10 ans, Honda s’est hissée au premier rang mondial de fabricants de motos. En 1961, la société produisait 100 000 motos par mois et en 1968, le chiffre est passé à un million de motos par mois. Au milieu des années 80, Honda représentait 60% du marché mondial de la moto !

Derrière l’export, il y avait une stratégie peu connue qui a motivé Soichiro. Le Japon avait perdu la guerre contre les Américains et alliés. Ils avaient perdu le droit d’avoir une armée et c’était un gros revers pour l’honneur et la fierté de ce peuple. Plusieurs industriels ont décidé de mener une guerre économique. Prendre la première place devant les Américains et les Européens. Produire les meilleurs véhicules, au meilleur prix. Honda l’a fait. En moto, la grosse artillerie a été la Honda CB750 Four en 1968. Elle s’attaquait aux V-Twin Harley, aux BSA 3 et Triumph T-150, avec un moteur 4 cylindres fiable, un démarreur électrique et un frein avant à disque. Une révolution qui a redéfini le marché. Il a récidivé avec l’auto. Mais il a dû s’opposer au ministère des Transports nippon qui voulait qu’il entre dans un groupement plutôt que de créer une marque supplémentaire.

Soichiro Honda– Profil d’un bâtisseur

Encore une fois, l’anticonformiste Soichiro a su imposer sa propre voie, avec le succès qu’on lui connait. Il a proposé une voiture différente, un modèle de sport à bas prix, la S500. La Civic est apparue en 1972 (quelle longévité !).

Parmi ses prises de position entrepreneuriales, il a rejeté le management hiérarchique. Il pensait que les employés étaient plus innovants et travaillants s’ils n’étaient pas forcés. Il a également manifesté le souhait de ne pas transmettre l’entreprise à ses héritiers, préférant la laisser dans les mains de professionnels qualifiés. Accessoirement, cette déclaration a renforcé la confiance des banquiers pour des prêts à long terme !

Son attitude rebelle envers les autorités gouvernementales s’est manifestée encore pendant la crise pétrolière des années 1970. Le ministère des Transports demandait aux fabricants de réduire leur production et d’augmenter les tarifs. Soichiro a été le seul à refuser. Il a fait le contraire. Production doublée et prix baissés. Son scénario a fonctionné. Les ventes de Nissan et de Toyota ont baissé de 40%, alors que Honda a augmenté de 76% !

Pour les 25 ans de l’entreprise, en 1973, le président âgé de 67 ans annonçait qu’il prenait sa retraite. Fidèle à sa parole, le nouveau président a été choisi parmi les employés.

Son action a continué au-delà de sa retraite avec plusieurs fonctions bénévoles ou honorifiques à l’association des industriels de l’automobile japonaise ou à la Chambre de commerce de Tokyo. Il est à l’origine de la fondation Honda et d’une association sur les sciences liées à la circulation et à la sécurité. Il a également travaillé sur des technologies respectant l’environnement.

En 1988, il a été le premier constructeur automobile japonais intronisé au Temple de la renommée de l’automobile américain. Il a également reçu le Ruban bleu, la plus grande distinction du Japon.

Soichiro Honda s’est éteint dans un hôpital de Tokyo, le 5 août 1991, d’un problème au foie, une insuffisance hépatique à 84 ans.

Le conseil de Soichiro Honda : « Je crois que le succès ne peut être obtenu qu’après des échecs, suivis d’une auto-analyse. Le succès ne représente qu’un pour cent du travail. Le reste est de surmonter audacieusement les obstacles. Si vous n’avez pas peur d’eux, le succès viendra à vous lui-même ».

Honda, précurseur des ATC 

L’histoire du quad, ou avant du trois-roues, est liée à Honda. Parce que c’est la première société à avoir sorti un modèle trois-roues de loisirs. L’idée de rajouter une troisième roue pour plus de stabilité trottait dans la tête de Soichiro Honda depuis la seconde guerre mondiale, pour l’économie de consommation et la possibilité de franchir des routes abîmées par les bombardements. C’est plus tard, en 1967, et aux États-Unis, que la mission a été donnée à l’ingénieur Honda Osamu Takeuchi de développer un véhicule de loisir à vendre pendant l’hiver, qui ne serait pas une motoneige, et qu’on pourrait utiliser toute l’année hors route. 

Par fierté canadienne, on soulignera l’ATV Jiger créé en 1961 à Toronto, qui est considéré par certains comme le premier ATV, avec un concept six-roues amphibies, qui en fait le père de l’ARGO. La société ferma ses portes en 1968, mais le Jiger a servi dans l’inspiration, entre autres pour le type de roues à utiliser.

Takeuchi a planché sur des modèles six roues, quatre roues, et trois roues.

C’est ce dernier qui a été choisi, certainement pour une raison économique également. Après trois ans de gestation, c’est en 1970 qu’est apparu le trois-roues Honda US90, avec un moteur de ST70 réalésé à 89,5cc avec une transmission à embrayage semi-automatique à 4 vitesses et des pneus basse pression 22’’ qui faisaient office de suspensions.

Dans la foulée, un modèle ATC 70 a été réalisé pour les enfants.

Le US90 a connu un grand succès et il est apparu dans le film de James Bond « Les diamants sont éternels », ce qui a accéléré sa popularité.

Le nom ATC (All Terrain Vehicule) a été créé et utilisé par Honda. La deuxième génération de trois-roues s’est appelée ATC90, de 1974 à 1978.

Soichiro Honda– Profil d’un bâtisseur

Celles-ci arboraient de nouveaux pneus moins dispendieux et plus rigides, fixés sur trois moyeux séparés à essieux.

Puis est arrivé l’ATC 110 avec un moteur augmenté à 105cc fabriqué jusqu’en 1985. 

En 1980, l’ATC185 est configuré pour s’adresser aussi aux travailleurs, avec la possibilité de l’équiper de porte-bagages avant et arrière, ainsi qu’un support (hitch) pour remorque.

En 1981, Honda a sorti une bête de course, le Honda 250R qui s’est rapidement imposé sur les circuits, avec une suspension intégrale, des freins à disque et 5 vitesses.

Dès 1982 apparaissent les ATC 200E Big Red utilitaires, directement équipées de porte-bagages.

Deux ans plus tard, en 1984, on voit naître le premier quad quatre roues de l’histoire de la marque de Hamamatsu, le TRX200, précurseur des FourTrax. 

Il est équipé d’un moteur monocylindre quatre-temps et d’une transmission à 5 vitesses. Il reçoit d’origine les porte-bagages avant arrière et il préfigure l’ère des quads utilitaires sport qui serviront au travail la semaine et à la randonnée la fin de semaine.

La suite est une longue liste de quads et maintenant de côte à côte. 

Il fallait une société comme Honda pour montrer la voie et définir les standards de qualité et d’efficacité d’un véhicule hors route qui a pris une part indestructible dans nos vies.

Merci Soichiro Honda.

Photos: Raphaël Rochette de Honda Canada

– PUBLICITÉ –

– PUBLICITÉ –

– PUBLICITÉ –

– PUBLICITÉ –

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

– PUBLICITÉ –

DERNIÈRE VIDÉO

– PUBLICITÉ –

– INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE INFOLETTRE –

Soyez les premiers informés des dernières actualités, événements et offres.

– PUBLICITÉ –

SUIVEZ-NOUS